Charte de Misola

ban-yido-536186-unsplashPour produire ou commercialiser de la farine sous le nom Misola®, les Unités de Production Artisanales (UPA) doivent adhérer à la charte établie par l’association Misola®quel que soit le pays où elles désirent s’implanter à l’exception du Burkina Faso où une convention reconnaît à l’association ABUM le droit de délivrer cet agrément sur son territoire exclusivement.

La charte a donc pour objectif de définir les conditions dans lesquelles les associations reconnues dans leur pays d’origine pourront fabriquer et vendre une farine infantile avec le label MISOLA®.

La formule et les méthodes de fabrication sont définies par l’association MISOLA ®selon un cahier des charges joint à la demande, Ce dernier pourra être modifié par l’association MISOLA® suivant l’évolution des technologies alimentaires.

Les associations qui fabriquent la farine MISOLA® ont pour vocation la lutte contre la malnutrition infantile par la mise à disposition de farine infantile MISOLA®dans leur zone d’influence.

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Les associations s’engagent :

  • à fabriquer une farine en respectant le cahier des charges arrêté par l’association MISOLA®. Selon les régions, le choix des ingrédients et leurs proportions seront définis en accord avec l’association MISOLA®,
  • à fabriquer de la farine à partir des denrées agricoles cultivées localement,
  • à mettre en place des ateliers artisanaux autonomes, fonctionnant selon le principe du recouvrement des coûts de production. Ces ateliers, répartis sur le territoire, travailleront en réseau au sein de l’association nationale et/ou en lien avec le représentant local de l’association Misola. La concurrence entre ateliers doit être exclue,
  • à travailler en lien avec les structures de santé et sociales locales, les ONG travaillant dans le domaine de la nutrition et les organismes internationaux,
  • à accepter des analyses de qualité chimique et bactériologique effectuées par des laboratoires retenus par l’association MISOLA®,
  • à s’inscrire dans les programme de santé du pays concerné,
  • à participer aux programmes d’éducation nutritionnelle notamment par la priorité donnée à l’allaitement maternel,
  • à adhérer à la structure de coordination du pays.

La coordination mettra à la disposition des associations des prémix contenant des complément Minéraux et Vitaminiques et de l’amylase pour l’enrichissement de la farine MISOLA®, ainsi que les sachets d’emballage MISOLA®.

Le respect de cette charte permet aux ateliers de fabrication de farine MISOLA® de bénéficier du réseau MISOLA®Le nom MISOLA® est une marque déposée (INPI n° 95596883 et OAPI n° 50954 pour 16 pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre (J.O Cameroun avril 2005)).

L’attribution de l’autorisation de fabrication Misola® ne devient effective qu’après l’aval du Conseil d’Administration de Misola®. La licence est accordée pour une durée de deux années renouvelable.

L’association MISOLA se réserve le droit de résilier l’adhésion de toute association qui ne respecte pas cette charte.

Misola au Bénin

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Le projet Béninois est le plus récent. Il est mené en partenariat avec l’association France-Bénin qui est partenaire et maître d’ouvrage Misola pour ce pays.
500 kilogrammes de farine ont été produits en deux mois à Gouandé, seule unité existante pour l’instant. Celle-ci se trouve au nord-ouest du pays, dans une région difficile d’accès, très éloignée des centres urbains.
Un projet d’implantation d’une unité de production est envisagé à Lokossa, soit à 30 kilomètres de Cotonou. Le conseil d’administration de Misola considère que, comme dans les autres pays d’Afrique, il serait important d’implanter une UPA dans la capitale, en l’occurrence à Cotonou.

Misola au Sénégal

L’implantation de Misola au Niger est récente. Ce sont les différentes vagues de famine qui ont incité l à regarder à l’est du Mali, au Niger.
Une première unité de production est installée dans la capitale nigérienne à Niamey sur les fonds propres de l’association.
Avec l’appui de Misola, Faty Alphonse, infirmière à la retraite, coordinatrice de Misola Niger mène le projet d »implantation de plusieurs sites Misola dans le Niger.

Avec l’appui de l’UNICEF, trois unités de production autonome sont ouvertes : Niamey, Doutchi et Tessaoua. Par ailleurs, grâce au financement croisé du Rotary de Calais et du Rotary international, le projet d’implantation de quatre autres UPA a débuté avec une première unité à Niamey et devrait se poursuivre avec trois autres implantations à Zinder, Tahoua et Diffa sur une période de deux ans.
De janvier à août 2010, 22 tonnes de farine Misola ont été produites par les deux UPA opérationnelles dont 12 tonnes à Doutchi.

Misola au Burkina

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Berceau du Projet Misola

Berceau historique du projet Misola, c’est en 1982 que nous avons implantés la première antenne Misola, le Burkina Faso compte aujourd’hui une vingtaine d’unités réparties sur l’ensemble du territoire.

Depuis plusieurs années, les unités de production fonctionnent sous l’autorité d’une fédération, : l’ABUM.Présidée par Jean-Marie Sawadogo, ce groupement d’UPA s’est doté de statuts propres pour développer le projet Misola dans ce pays.

Les deux associations collaborent depuis de nombreuses années et sont liées par une convention qui doit être renouvelée. Ainsi, l’ABUM et Misola  entendent conjuguer leurs efforts pour l’amélioration de la situation nutritionnelle des enfants et dans la lutte contre la malnutrition infantile au Burkina Faso.

Misola Au Mali

tucker-tangeman-584468-unsplashC’est en 1993 qu’apparaît la première UPA Misola au Mali à Diafarabé. Rapidement, le projet se développe et aujourd’hui, on recense 19 UPA réparties dans toutes les régions à l’exception de celle de Kidal au Nord.

Le principal artisan de ce développement est Abdoulaye Sangho qui coordonne actuellement le projet pour le Mali et apporte son expertise aux pays voisins.

Avec l’appui de Misola France, il a lancé la production de la farine Misola au Mali.

Après une formation initiale au Burkina, et sous l’impulsion du président du comité de salut public de Diafarabé, le Dr Aly Cissé, ancien ministre de la Santé et représentant de Misola au Mali, Abdoulaye Sangho a tissé un réseau structuré et performant qui emploie plus de quatre cents femmes.

Les qualités de ce Malien sont reconnues. Sans son expérience et son investissement, le projet  Misola n’aurait pas pu aller aussi loin dans sa démarche. Aujourd’hui, le conseil d’administration de l’association l’a nommé coordinateur général Misola pour l’Afrique de l’Ouest.

Pour le seconder dans ses tâches au Mali, la structure s’est renforcée d’une chargée de programme, d’un comptable et de déléguées à Kayes, Sévaré et Tombouctou.
Toutes les unités de production sont rassemblées au sein d’une fédération. : la FUPAM. Cette fédération, présidée par Mme Fify Tembely,  vise à mutualiser les efforts et les actions de chacun.

La production de farine a connu une progression importante ces dernières années pour atteindre 310 tonnes en 2010. Misola Mali est particulièrement implantée auprès des structures nationales et internationales qui œuvrent à la lutte contre la malnutrition dans ce pays.

Misola au Niger

annie-spratt-126510-unsplashL’implantation de Misola au Niger est récente. Ce sont les différentes vagues de famine qui ont incité à regarder à l’est du Mali, au Niger.
Une première unité de production est installée dans la capitale nigérienne à Niameysur les fonds propres de l’association.
Avec l’appui de Misola, Faty Alphonse, infirmière à la retraite, coordinatrice de Misola Niger mène le projet d’implantation de plusieurs sites Misola dans le Niger.

Avec l’appui de l’UNICEF, trois unités de production autonome sont ouvertes : Niamey, Doutchi et Tessaoua.
Par ailleurs, grâce au financement croisé du Rotary de Calais et du Rotary international, le projet d’implantation de quatre autres UPA a débuté avec une première unité à Niamey et devrait se poursuivre avec trois autres implantations à Zinder, Tahoua et Diffa sur une période de deux ans.
De janvier à août 2010, 22 tonnes de farine Misola ont été produites par les deux UPA opérationnelles dont 12 tonnes à Doutchi.